LA COMMUNAUTÉ D’IASI VIENT A L’AIDE DE LA FILLE VIOLÉE PAR SEPT BRUTES. DES AVOCATS ET DES DOCTEURS CONNUS Y SONT IMPLIQUÉS

Le cas largement médiatisé de la fille de Vaslui, violée pendant des heures par sept brutes, a suscité des réactions à Iasi aussi. Le député Tudor Ciuhodaru a précisé qu’il avait l’intention de fonder une association pour soutenir les victimes du viol. Le phénomène ne doit pas être négligé, surtout vu que le nombre des viols en Roumanie est très élevé. Ciuhodaru a précisé qu’il a trouvé l’appui du bien connu avocat d’Iasi, Gianina Poroşnicu qui va assurer de l’assistance juridique gratuite pour la victime et sa famille. Il faut mentionner que l’opinion publique est horrifiée après la décision des juges de juger les sept inculpés en état de liberté.

 

«Oui, il s’agit du cabinet de l’avocat Gianina Poroşnicu qui a offert gratuitement toute l’assistance judiciaire nécessaire. Cette démarche est normale. Nous aurons la meilleure représentation juridique pour ce cas. Il n’y a aucun appui pour les victimes du viol. Conformément aux statistiques, en Roumanie on enregistre un viol toutes les quatre heures. Il faut exister un endroit où la victime puisse être guidée du point de vue médical. Chez nous, dans la législation, le viol peut encore être négocié. Ce qui se passe dans la Roumanie du 21e siècle est incroyable. Au début, on va commencer par le volontariat. Il y a des psychologues qui peuvent nous aider», a déclaré Tudor Ciuhodaru, député UNPR.

 

«Je félicite la presse pour la campagne qui se déroule. Je pense que c’est un geste d’une exceptionnelle solidarité humaine. Il faut que tout le monde lutte contre le mal. Le viol est un acte primitif, dégradant, sanctionné et pénalisé par toutes les cultures civilisées du monde. Le juge doit trouver le courage d’appliquer une coercition exceptionnelle. Cette <démocratisation> de l’acte de justice est mauvaisement reçue par l’opinion publique et fait une impression négative», a déclaré l’avocat Gianina Porosnicu.

«Je considère qu’à présent, en Roumanie, il y a beaucoup de violence sexuelle, physique et émotionnelle, et la législation ne fait pas face à ce véritable fléau national. Je suis un psychologue clinicien avec une expérience d’environ quarante ans dans le domaine et j’ai fait une découverte qui peut sembler choquante, mais je crois que celle-ci va être confirmée par mes collègues: la plupart des patients avec des troubles dépressifs – anxieux ont vécu des expériences psycho traumatiques liées à des agressions physiques, émotionnelles ou sexuelles. En tant que spécialiste dans le domaine, je dois évaluer et traiter les conséquences des psycho-traumas, mais, au niveau personnel, je suis affectée par l’impossibilité de pouvoir sanctionner et arrêter la violence. Malheureusement, la violence est omniprésente, en Roumanie il y a beaucoup de violence domestique – et cela se passe à cause des mentalités erronées, des lacunes de l’éducation, mais, le plus souvent, à cause de la législation hésitante et dépourvue de vigueur.

Les études de spécialité attirent l’attention sur le fait que les personnes qui ont été des victimes de la violence sexuelle, physique ou émotionnelle perdent leur confiance et l’estime de soi, perte qui conduit sans doute aux troubles dépressifs. Dans les conditions où les coûts de toute dépression sont individuels, mais aussi sociaux, je pense qu’il faut adopter en régime d’urgence une législation qui puisse prévenir et arrêter la violence», a déclaré Ermina Sorocianu, psychologue clinicien, Policlinique ”Sf. Spiridon” d’Iasi.

Via Atac de Iași