TRANSGENRE ENTRE LE TABOU ET LE RESPECT D’UN DROIT

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On ose aborder aujourd’hui un sujet qui est encore tabou, mais qui est enregistré par les  tribunaux de Roumanie, donc il ne peut pas être ignoré. On estime qu’un pourcentage de 0,2 à 0,6% de la population générale est considéré comme transgenre et constitue également la catégorie avec l’un des plus élevés taux de dépression (environ 62%), de suicide ou d’automutilation.

Le progrès de la médecine, de l’endocrinologie en particulier, fait possible l’abordage d’un thème sensible, complexe, mais en même temps controversé.

Vu que la thérapie hormonale est extrêmement élaborée aujourd’hui, cela permet la transformation d’un genre dans un autre, d’un homme dans une femme et vice versa. Pratiquement, ce traitement complexe s’adresse à ceux qui se sentent captifs dans un corps dont le sexe est opposé (un homme dans un corps de femme, une femme dans un corps d’homme).

La vulnérabilité de ces patients vient de la peur d’être stigmatisé par la société, mais aussi de l’automédication par la procuration des médicaments achetés en ligne, faute d’un suivi médical adéquat.

En passant des idées préconçues négatives et les coutumes de la société, les spécialistes sont ceux qui offrent du conseil psychologique, psychiatrique, un traitement hormonal adéquat (chirurgical dans certaines situations), mais aussi un conseil juridique car le changement de genre du point de vue civil implique:

– le droit à l’identité de genre garanti par la Constitution de la Roumanie

– les droits des citoyens transgenres de l’Union Européenne ne doivent pas être refusés à l’emploi ou licenciés à cause de leur orientation sexuelle – Traité d’Amsterdam, 2000

– la reconnaissance légale des personnes transgenres – dans la législation de Grande Bretagne apparaît ’’The Gender Recognition Act’’, 2004

– la garantie de la protection contre la discrimination et les abus – en Grande Bretagne apparaît ’’Equality Act’’, 2010

– L’Institut National de la Santé (National Health Institute) du Royaume Uni ne permet pas aux médecins de refuser d’accorder des consultations spécialisées à une personne transgenre à cause de leurs préjugés personnels.

– Le Parlement Européen a adopté en 2019 une résolution qui recommande aux États de l’Union Européenne d’élaborer des lois qui protègent les personnes transgenres

– L’Organisation Mondiale de la Santé recommande que les sujets transgenres ne soient plus considérés comme ayant une pathologie psychiatrique