LA VARIANTE HALLUCINANTE DE MARIUS CRUDU. L’ASSASSIN DIT QUE C’EST LA PEINTRE QUI L’A PROVOQUÉ


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Le journal « Evenimentul », 26 juin 2010

Trois avocats se disputent le dossier et la situation est arrivée aussi à l’attention des chefs du Barreau. Marius Crudu est trop incohérent pour s’entendre avec ses avocats.

Hier, Marius Ilie Crudu (38 ans), celui qui a tué la peintre Ilinca Ganju (24 ans), s’est présenté devant les juges de la Cour d’Appel. L’homme est accusé de meurtre qualifié prémédité.

Les deux se sont connus en 2007, mais Ilinca n’a pas su dès le début qu’il était marié et qu’il avait deux enfants. Après avoir appris cela, elle a décidé de mettre fin à cette relation. Crudu est rentré en Roumanie le 20 avril 2010, étant décidé de la faire changer son avis, mais il n’a pas réussi. Le 9 mai ils sont allés ensemble au restaurant « Little Texas », puis ils sont allés dans son appartement. Marius a frappé Ilinca dans l’abdomen et dans la poitrine avec le couteau dix fois, et puis il a essayé de se tuer en buvant beaucoup de pilules. Même si l’homme avait été hospitalisé auparavant, les psychiatres ont établi qu’il avait eu discernement au moment du crime. Cependant ils lui ont mis le diagnostique de trouble de personnalité. Mardi les magistrats du Tribunal ont arrêté cet homme pour 29 jours, mais il a fait le recours. Hier, trois avocats se sont présentés au procès. Delia Navrotescu, Mihaela Vatavu et Gianina Porosnicu ont été embauchées par des personnes proches de l’homme et seulement dans la salle de jugement elles ont appris la situation. Ce qui a suivi a été une reprise intense d’appels téléphoniques entre celles-ci et la famille de Crudu. D’ailleurs, la situation a étonné même les juges.

Finalement, madame Poroşnicu a demandé l’ajournement du procès. « J’ai signé un contrat avec le frère de cet homme, soutenu par son oncle et par le reste de la famille. J’ai préparé les documents et je l’ai visité, mais il ne se sent pas bien. Il souffre de schizophrénie et il y a certains protocoles à suivre dans le Pénitentiaire pour qu’il reçoive les médicaments. Je n’ai pas pu avoir une discussion raisonnable avec lui. J’ai fait une requête afin qu’on lui donne les pilules, qu’il soit lucide et que je puisse parler avec lui sur ce qui s’est passé », a dit madame Gianina Poroşnicu, qui a voulu étudier le dossier avec Marius Crudu.

Le problème est arrivé à l’attention des chefs du Barreau d’Avocats parce qu’un cousin de Crudu de la ville de Bacau a déposé une notification. Celle-ci se réfère au fait que la famille considère madame Poroşnicu comme l’avocat de l’assassin et ne comprend pas l’arrivée des autres avocats qui ne sont pas bienvenus. « Nous parlerons avec les deux avocats et nous ferons les vérifications nécessaires », nous a déclaré le pro-doyen du Barreau, Adrian Mogoş. Madame Navrotescu dit qu’elle ne veut plus entendre parler de Crudu: « Je ne lutte pas pour ce contrat. Il y a un contrat d’assistance juridique signé par un membre de famille, l’inculpe l’a vu aussi. S’il y a une notification, je répondrai et j’apporterai ce contrat-là. Je ne suis plus intéressée à ce dossier! » (S. Czeller)

Les juges ont ajourné le recours pour le 30 juin tandis que Crudu et son avocat se rencontreront le 28 juin à l’archive de la Cour d’Appel.

Le journal « Buna Ziua Iasi », le 1 juillet 2010

Marius Crudu a affirmé par la voix de son avocat qu’il ne serait pas arrivé à cette situation si la victime ne l’avait pas provoqué. Ainsi le scenario suivi par Marius Crudu à présent est que la peintre l’a déterminé à toucher le couteau après qu’ils sont entrés dans la chambre. « Si elle m’avait parlé poliment à ces moments-là et si elle m’avait calmé, je n’aurais pas touché le couteau. Je n’ai jamais eu l’intention de la tuer parce que je l’aimais tant. Elle est également coupable dans cette histoire car elle savait que je souffrais de quelques affections psychiques et que je suivais un traitement », Marius Crudu a raconté.

Marius Crudu a sollicité hier à l’instance de jugement de la Cour d’Appel d’être mis en liberté. Il a espéré que les juges de l’instance supérieure d’Iasi seraient indulgents avec lui et qu’ils le laisseraient partir à la maison. La variante suivie par le défenseur de l’inculpé est complètement hallucinante: c’était la victime, la peintre Ilinca Ganju, qui était la coupable pour le crime. De façon plus concrète, la défense affirme que Marius Crudu n’a jamais intentionné de la tuer et que cela a été une erreur de moment. On essaie l’exclusion de la préméditation, la circonstance aggravée sur laquelle ont misé les enquêteurs lorsqu’ils l’ont envoyé au jugement. Même si cette variante semble absurde et n’est pas fondée sur des arguments très clairs, Marius Crudu a affirmé par la voix de son avocat qu’il ne serait pas arrivé à cette situation si la victime ne l’avait pas provoqué. Ainsi, le crime se serait passé d’une autre façon contraire à ce que les procureurs avaient exposé. L’étudiante qui habitait dans l’appartement n’a pas été envoyée se promener parce que Marius Crudu voulait tuer Ilinca, mais parce qu’il voulait discuter avec elle et passer ensemble l’anniversaire de celle-ci. Crudu affirme que cette soirée-la il avait commandé un gâteau d’anniversaire afin de se réconcilier avec elle. En plus, il affirme qu’il avait préparé un troisième cadeau pour sa bien-aimée. Hier devant les juges, il n’a accepté de donner aucune déclaration. « Il y a une empathie très forte entre la victime et l’agresseur. A présent on peut parler d’une sur-incrimination de l’inculpé par rapport au crime commis. Il faut avoir en vue qu’il a essayé de se suicider immédiatement après avoir commis le crime. Il s’agit d’un danger social diminué. Vu que l’inculpé souffre d’une maladie psychique, la victime a prévu l’impact extraordinaire des actions de l’agresseur. Il faut aussi avoir en vue la personnalité de l’inculpé », a déclaré l’avocat Gianina Poroşnicu, le défenseur de Marius Crudu. Egalement, l’avocat a précisé qu’elle savait très bien que l’homme avait des problèmes psychiques et qu’il avait été hospitalisé trois fois à l’Hôpital de Psychiatrie « Socola ». Hier après-midi, les juges de la Cour d’Appel ont rejeté le recours formulé par Marius Crudu contre le mandat d’arrêt délivré par le Tribunal d’Iasi.